Article 16 - Instant réflection : être enfant

Article 16 - Instant réflection : être enfant
C'est marrant, tous les enfants rêvent de leur avenir, ils revent de devenir grands.
Les enfants sont pleins de projets, pleins de reves.
Ils savent déjà parfaitement ce qu'ils feront plus tard : le nombre d'enfants qu'ils auront, le métier qu'ils feront, la maison qu'ils auront, les loisirs qu'ils pratiqueront,...
Les enfants sont impatient de devenir grands, pour ne plus à avoir à faire ce que papa et maman disent parce que, évidement, ils n'y connaissent rien, ils sont cruels et, étant enfant, on a tous été un jour persuadé plus tard d'être de meilleurs parents que les notres. NOUS, on laisserait nos enfants aller chez leur copains, regarder la TV après les cours et, évidement, de leur acheter moultes bonbons et autres cochonneries ;)


Après cette période d'insouciance vient la dure période de l'adolescence où l'on se rend compte que tous nos projets ne sont que des illusions. C'est une situation très difficile à accepter, on en attend plus de nous, on exige moins d'insouciance, plus de responsabilité, plus de maturité, des résultats (scolaires notamment),...
On a l'impression de nous demander d'être grand sans pour autant nous donner ce qu'ont les grands (permissions de sorties, argent de poche, ...).
En plus vient l'image que l'on a de nous, qui change. On ne nous considère plus comme on était considéré avant. On n'est plus un compagnon de jeux, le ou la "meilleure amie", on devient vite un nom de famille dans une foule au collège, une personne qui ne connait pas tel acteur troooop craquant, qui de ce fait, nous fait passer pour un ringard, on n'est plus considérée par notre personnalité mais par les fringues que l'on porte, les films que l'on a vu, les sorties qu'on fait, les gens qu'on fréquente,... dure période!

La rebellion, la fashion victim attitude, les insultes, les soirées où l'on finit par gerber, le jour où, pour se sentir grand, on commence à fumer, celui où, pour faire comme les autres, on va accepter des choses contraires à ce que l'on aurait souhaité,...
=> La jeunesse prends un bien triste chemin. La société l'y guide, certes, mais je trouve ce gachis dommage.
Il y a trop de désillusions, trop de mal être, trop de chose que l'on fait pour se sentir accepté... Et tout ca fini par détruire beaucoup d'adolescents. Trop d'entre eux sont tellement agressé par le monde extérieur, par la société, par les exigences des parents, des profs, des autres, par les stéréotypes, par la connerie humaine, pas les sarcasmes, l'étroitesse d'esprit des gens qui nous entourent, les critiques et la violence des adolescents que l'on finit par croire que la vie ne sera plus jamais belle... Et c'est là que tout dérape. La jeunesse n'a plus d'espoir, plus d'autre espoir que celui de rentrer dans le moule, d'être maigre comme un mannequin pour etre belle, de sortir et de boire pour pas passer pour un con,...


Finalement on passe le cap tant bien que mal, il reste souvent des séquelles.
On est jetté dans la vie adulte sans ménagement et, du jour au lendemain, on se retrouve confronté à un monde auquel rien ne peut nous préparer.
Finalement, rien n'était comme on l'avais immaginé enfant. La vie nous a souvent même enlevé ces souvenirs, ces reves si incompatibles avec la réalité.


Je pense ne pas avoir du tout profité de mon enfance. Passer son enfance à rever une vie meilleure est bien dans certaines conditions. Dans la mienne, j'ai vécu à travers mes rêves d'enfant, puis j'ai vécu poussée par ma rebellion d'adolescente, qui pensait qu'un jour tout irait mieux, une fois débarrassée du joug parental. Mais non.

J'aurais du apprécier les petites choses à leur juste valeure. Les jeux que l'on faisait dans la cours de l'école. Les fêtes de fin d'année, les anniversaires chez les copains, les tombolas, les soirées chez les grands parents, ...
=> Il ne faut pas se laisser bouffer par la vie est avoir hate de l'avenir, il ne nous réserve pas que du bon...

La vie qu'on mène n'est pas souvent qu'une question de choix. C'est le résultat d'un enchevêtrement de variables indépendantes de notre volonté qui guide nos pas vers le destin. Tout ce qu'on peut faire est apprécier les petites choses que la vie nous donne. On peut prendre tout notre courage et le mettre à disposition de la réalisation d'une vie meilleure. Mais ce qu'il faut surtout, c'est s'habituer à ce qu'on a, même si c'est difficile. Les solutions n'existent que dans les rêves, les victoires contre la vie sont assez rares, et elles incluent des sacrifices dont on a pas idée. On rêve tous d'une vie meilleure, comme on en rêvait petit. On a acquis l'indépendance, la maturité, mais finalement, les rêvent reste bien loin de la réalité.

Finallement on nous jette dans le monde comme on envoie un soldat à la guerre. On y va plein d'ambition et de courage. Mais nous savons tous que certains seront sacrifiés en route...

Alors, pour finir, qu'est ce qu'il y a de plus beau dans la vie? L'insouciance des enfants.
Et quelle serait la plus belle chose? Rester enfant, rien qu'un jour de plus...
# Posté le lundi 28 avril 2008 12:01
Modifié le lundi 28 avril 2008 13:04

Article 17 - Instant réflection

« Le chagrin est comme un vieil ami : à force il finit par nous convaincre qu'il restera toujours avec nous. »


Le chagrin n'est pas que comme un vieil ami, c'en est un. Les gens malheureux finissent par se complaire dans le monde qu'ils se sont construit. Leurs craintes, leurs tristesses, finissent par devenir un quotidien. Un quotidien rassurant en qui l'on a plus confiance qu'en quoi que ce soit d'autre.

Les gens malheureux n'ont souvent, à un moment, plus la force de se battre. C'est à partir de ce moment, celui où l'on décide que c'est fini, que ça ne changera pas, qu'on décide volontairement de rester dans l'état de tristesse que l'on finit par connaître si bien qu'on le considère comme nous même.

Les gens aiment la routine, la sécurité, les gens ont besoin de repères et tout ça, le chagrin nous le donne.

C'est sécurisant de rester avec lui, seul, car ainsi, on ne s'expose plus à un danger potentiel. Au final, notre malheur finit par nous consoler, plus on reste avec lui et moins les larmes coulent. On se fie à notre chagrin, qui va peu à peu guider notre vie, on lui fait confiance sur le fait qu'en effet, ça n'ira jamais plus, on n'arrivera jamais à rien, on est mieux tout seul,...

=> Personnellement le chagrin a été mon vieil ami pendant très longtemps. Il me rend encore visite de temps à autre. Je sais qu'il a tord sur presque tous les points. Il peut me donner une impression de sécurité, mais en me privant du bonheur. Il faut prendre des risques pour être heureux et ce n'est pas en restant seul à penser sur notre "pauvre et misérable sort" que l'on va avancer. Les repères qu'ils me donnent sont des repères visant à m'isoler et la routine qu'il m'offre ne tient qu'à me faire l'apprécier encore plus, comme un otage finit par aimer son ravisseur (syndrome de Stockholm).
(il y a 2ans)

=> Je ne crois plus que le chagrin soit mon ami. Pourtant Dieu sait qu'il m'a accompagné pendant de longues années, comme la cigarette accompagne le fumeur, il est là, quelques part, il faut qu'on le cherche, qu'on le consome, et qu'on reparte... Mais il est toujours là!
Maintenant je le vois plus vraiment, il me fait quelques coup de putes de temps à autres mais j'ai trouvé d'autres refuges dans lesquels me terrer...
"Alcool, drogues, sexe, passion, souffrance, mort"
Article 17 - Instant réflection
# Posté le lundi 28 avril 2008 12:05
Modifié le mercredi 30 avril 2008 08:09

Article 18 - Trainspotting

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Choisir la vie.
Choisir un boulot.
Choisir une carrière.
Choisir une famille.
Choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver,
choisir des bagnoles, des platines laser, des ouvres-boîtes électroniques.
Choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle.
Choisir les prêts à taux fixes.
Choisir son petit pavillon, choisir ses amis.
Choisir son survêt' et le sac qui va avec.
Choisir son canapé, avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un choix de tissus de merde.
Choisir de bricoler le dimanche matin en s'interrogeant sur le sens de sa vie.
Choisir de s'affaler sur ce putain de canapé, et se lobotomiser au jeux télé en se bourrant de Mc Do.
Choisir de pourrir à l'hospice et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu'on fait honte aux enfants niqués de la tête qu'on a pondu pour qu'ils prennent le relais.
Choisir son avenir, choisir la vie.

Pourquoi ferait-on une chose pareille ?
J'ai choisi de pas choisir la vie.
J'ai choisi autre chose.
Les raisons ?
Y'a pas de raison.
On a pas besoin de raison quand on a l'héroïne...

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Article 18 - Trainspotting
# Posté le lundi 28 avril 2008 12:10
Modifié le lundi 28 avril 2008 13:05

Article 19 - J'ai vomi dans mes cornflakes

C'est une caricature de la vie étonnement bien faite je trouve...
# Posté le lundi 28 avril 2008 12:14
Modifié le lundi 28 avril 2008 13:05

Article 20 - Les joies de l'informatique

Petit probleme informatique...

Objet : Petit problème technique.
Monsieur le Responsable de l'Assistance Technique,

Il y a un an et demi, j'ai changé ma version Fiancée 7.0 par la version Épouse 1.0 et j'ai observé que le programme a lancé une application inattendue appelée Bébé 1.0 qui prend beaucoup d'espace sur mon disque dur.

Dans la notice, cette application n'était pas mentionnée.

D'autre part, Épouse 1.0 s'auto installe dans tous les autres programmes et se lance automatiquement dès que j'ouvre n'importe quelle autre application, parasitant l'exécution de celle-ci.

Des applications telles que : Bière entre copains 10.3, Nuit de bringue 2.5 ou Dimanche foot 5.0 ne fonctionnent plus.

De temps en temps se lance un programme occulte (virus ?) appelé Belle-mère 1.0, lequel : soit plante le système, soit fait que Épouse 1.0 se comporte de manière totalement inattendue.

Je n'arrive pas à désinstaller le programme, et ceci est très irritant, surtout lorsque j'essaie d'exécuter l'application Dimanche câlin 3.0.

Il semblerait également que certaines fonctionnalités aient des bugs. Par exemple, la commande C:\Petite_pipe_du_samedi.exe qui ne s'active jamais.

J'envisage de revenir au programme que j'avais avant, Fiancée 7.0 mais le processus de désinstallation Épouse 1.0 me semble fort complexe, et je ne mesure encore pas bien les risques que cela peut comporter pour les autres applications comme Bébé 1.0 qui je l'avoue est très conviviale.

Pouvez-vous m'aider ?
Article 20 - Les joies de l'informatique
# Posté le lundi 28 avril 2008 12:17
Modifié le lundi 28 avril 2008 13:05